Comptes rendus

Vous trouverez ici les comptes rendus publiés dans L'Action nationale, les plus récents en premier.

  • Djemila Benhabib. Islamophobie, mon œil !

    Djemila Benhabib
    Islamophobie, mon œil !
    KENNES EDITIONS, 2021, 207 pages

    Tout le monde connaît Djemila Benhabib pour son combat acharné contre l’islam politique et pour la défense de la laïcité de l’État. L’auteure de Ma vie à contre-Coran est habituée de susciter des réactions fortes dans l’espace public au sujet d’enjeux majeurs pour l’époque. C’est que nous n’avons pas affaire ici à une écrivaine comme une autre qui prendrait les mille-et-une précautions pour avancer un propos en défiance du politiquement correct. Djemila Benhabib affirme ses opinions sans détour, allant droit au but. N’est-ce pas la vertu propre aux grands auteurs qui ne craignent pas de secouer les vices de leur époque ?

  • David Santarossa. La pensée woke

    David Santarossa
    La pensée woke. Analyse critique d’une idéologie
    Montréal, Liber, 2022, 178 pages

    David Santarossa est un habitué des pages de L’Action nationale. Détenteur d’une maîtrise en philosophie de l’Université de Montréal et d’une maîtrise en éducation, l’auteur s’est fait connaître dans les dernières années par des analyses nuancées et profondes, fondées sur une solide culture générale, et par un authentique courage dans le débat d’idées (aucun sujet ne semble le rebuter). Il exerce le métier d’enseignant dans une école secondaire depuis plusieurs années, écrit dans Argument et intervient régulièrement sur QUB Radio et Radio Ville-Marie. Il était jusqu’à tout récemment un collaborateur régulier de La Presse. L’essai La pensée woke (Liber) est son premier livre.

  • Philippe Néméh-Nombré. Seize temps noirs pour apprendre à dire kuei

    Philippe Néméh-Nombré
    Seize temps noirs pour apprendre à dire kuei

    Mémoire d’encrier, 2022, 120 pages

    Philippe Néméh-Nombré est une recrue prometteuse de la famille progressiste québécoise. Collaborateur à la défunte émission de Marie-Louise Arsenault, Plus on est de fous, plus on lit, vice-président de la Ligue des droits et libertés, il trouve le temps de siéger sur le comité de rédaction de la revue Liberté. Ceux qui n’avaient jamais eu le privilège d’entendre parler de lui ont eu la chance de le découvrir le 7 juillet dernier en lisant la chronique de Mathieu Bock-Côté dans le Journal de Montréal. Le grand public apprenait alors que le chercheur postdoctoral, interpellé par les cultures, les poétiques, les « écologies noires » et les « possibilités » de relations entre les perspectives libératrices noires et autochtones, estime qu’une « auto-patrouille qui brûle est une promesse ».

  • Robert Leroux. Les deux universités

    Robert Leroux
    Les deux universités . Postmodernisme, néoféminisme, wokisme et autres doctrines contre la science
    Paris, Les éditions du Cerf, 2022, 247 pages

    M’étant procuré cet ouvrage le 6 octobre, la curiosité m’a incité à « googler » le nom de ce professeur de sociologie de l’Université d’Ottawa pour ajouter à ce que je savais déjà de lui. C’est ainsi que j’ai appris avec stupéfaction son décès quatre jours plus tôt. Déjà auteur de neuf ouvrages, tous publiés chez d’importants éditeurs français tels les Presses universitaires de France, Hermann, Le Cerf et Odile Jacob. Certains ont été traduits en anglais et un en italien. En 2008, son livre sur Frédéric Bastiat fut couronné meilleur ouvrage d’économie politique par l’Académie des sciences morales et politiques (ASMP). Personne n’a un dossier similaire au sien à la Faculté des sciences sociales de son université où il a joué le rôle de mouton noir, comme on le comprendra avec ce qui suit.

  • Romain Gagnon. Vers l’abrutissement de l’espèce humaine

    Romain Gagnon
    Vers l’abrutissement de l’espèce humaine. Inventaire des délires idéologiques du XXIe siècle
    Éditions Stratégikus, 2022, 246 pages

    Romain Gagnon est ingénieur. Les ingénieurs, on le sait, ne jouent pas avec les chiffres ni les données quand vient le temps de construire un pont. Il ne fait pas dans les fioritures ni dans les envolées lyriques. Seuls comptent pour lui les faits, les chiffres, les études. Tout ce qui est avancé est étayé par des études et des recherches qui conduisent à une démonstration à la fois déterminante, claire et sans appel. Pas moins de 353 notes de bas de page viennent appuyer ses thèses.

  • Collectif. Libertés malmenées

    Collectif
    Libertés malmenées
    Montréal, Leméac, 2022, 408 pages

    Dans la foulée de la fameuse affaire Lieutenant-Duval qui a éclaté il y a déjà de cela deux ans, des professeurs qui se sont portés à la défense de la liberté académique se sont réunis dans un collectif pour réaffirmer leurs convictions et tenter d’expliquer la montée de la censure dans le monde académique.

  • Olivier Ducharme. 1972, répression et dépossession politique

    Olivier Ducharme
    1972, répression et dépossession politique
    Montréal, Écosociété, 2022, 350 pages

    L’essai d’Olivier Ducharme nous ramène un demi-siècle en arrière dans un Québec bouillonnant d’idées où se côtoyaient la fièvre indépendantiste et différentes écoles marxistes. Des moments forts ont jalonné ces années : élection des premiers députés du Parti québécois en 1970, enlèvement de Richard Cross et de Pierre Laporte la même année, « exécution » de ce dernier, grandes grèves dans le secteur public québécois, emprise de l’idéologie marxiste dans une grande partie des élites universitaires et syndicales québécoise, luttes entre les différentes chapelles se réclamant de cette idéologie, et surtout, surtout, l’emprisonnement des chefs des trois grandes fédérations syndicales québécoises. Évènement qu’Olivier Ducharme qualifie de « symbole » pour les luttes radicales de la période.

  • Guillaume Lavallée. Voyages en Afghani

    Guillaume Lavallée
    Voyages en Afghani
    Montréal, Mémoire d’encrier, 2022, 220 pages

    L’auteur serait-il arabisant comme certains coureurs de bois étaient amérindianisants ? La question est ouverte. Entre son mémoire de maîtrise en philosophie, Habermas et le monde arabe en 20041 et ce livre, l’écart n’est pas si grand. Ce dernier porte sur un intellectuel aux prises avec la relation modernité/islam et le rapport colonial dans les pays où il séjourne. L’intellectuel migrant se nomme Djemal ed-Din al Afghani (1838-1897)2.

  • Francis Dupuis-Déri. Panique à l’université

    Francis Dupuis-Déri
    Panique à l’université. Rectitude politique, wokes et autres menaces imaginaires
    Lux Éditeur, 2022, 328 pages

    Dans son dernier essai remarquable de rigueur, de bonne foi et de finesse d’esprit, Francis Dupuis-Déri publie un livre très nuancé sur la question du wokisme dans le monde universitaire. Faisant d’abord un topo des critiques entendues dans les médias par des « polémistes réactionnaires », l’auteur affirme que « l’Université ressemble bien peu à ce que ces discours affolés laissent croire » (p. 27).

  • Élizabeth Lemay. Daddy Issues

    Le quatrième de couverture de Daddy Issues, premier roman d’Élizabeth Lemay, avait tout pour susciter la curiosité de L’Action nationale. On peut y lire un extrait, dans lequel la narratrice et héroïne du récit confie : « Je suis issue d’un peuple qui aime sa langue morte comme une maîtresse aime son amant, de ce même amour pénible et violent qu’on ressent pour une passion évanescente ou pour tout autre chose qui n’est pas à nous. L’amour, le vrai, n’existe que dans la fragilité. Les yeux que posent les maîtresses sur leurs amants contiennent mille fois plus d’amour que n’en contiendront jamais les yeux des femmes pour leurs maris. Les peuples défaits et les maîtresses aiment leur langue et leur homme de ce même amour agonisant, mêlé d’espoir et de désespoir. » Le ton est donné.

  • Alexis Tétreault. La nation qui n’allait pas de soi

    Alexis Tétreault
    La nation qui n’allait pas de soi : la mythologie politique de la vulnérabilité du Québec
    VLB éditeur, 2022, 251 pages

    Alexis Tétreault n’est pas inconnu dans le monde des idées, et encore moins en les pages de notre revue. Doctorant en sociologie à l’UQAM, il s’est d’abord engagé dans la vie intellectuelle à L’Action nationale, où il contribue par son influence à la renaissance de la pensée nationale. Tétreault fait partie de cette cohorte brillante de jeunes intellectuels qui entendent prendre leurs distances avec la doxa et refaire de la « référence québécoise » la pierre d’angle de leur réflexion sur le monde. C’est dans cet esprit qu’il a lancé le balado À la recherche du Québec, qui donne une voix et une présence aux chercheurs et aux penseurs d’ici. Le premier livre qu’il fait paraître chez VLB éditeur, La nation qui n’allait pas de soi : la mythologie politique de la vulnérabilité du Québec, apparaît comme le point d’orgue d’un engagement qui s’annonce déjà très prometteur.

  • Mélikah Abdelmoumen. Baldwin, Styron et moi

    Mélikah Abdelmoumen
    Baldwin, Styron et moi
    Montréal, Mémoire d’encrier, 2022, 179 pages

    Parcours d’écrivaine, itinéraire d’auteure, peu importe quels mots servent à décrire cet ouvrage, il vaut le détour, surtout si on cherche à percer certains effets d’immigration et si les modes de subjectivation nous préoccupent, autrement dit la manière dont on s’approprie les auteurs lus et les événements vécus pour se constituer en sujet.

  • Ce qui nous délie. Une critique du projet de pays de Québec solidaire

    Collectif
    Ce qui nous délie. Une critique du projet de pays de Québec solidaire
    Les Éditions du Renouveau québécois, Montréal, 2022, 107 pages.

    Six auteurs se réunissent ici pour donner une impitoyable lecture du livre des solidaires. C’est un véritable jeu de massacre. À les lire, Ce qui nous lie, n’aura jamais si bien porté son titre : c’est un nœud de contradictions qui fait office de programme, mieux, de projet de société grandiloquent pour « ce machin assez extraordinaire qui a des porte-parole sincères, mais pas de parole » comme le résume si brillamment Gilles Gagné.

  • La couleur CAQ

    Mathieu Lévesque
    La couleur CAQ
    Gatineau, CAQ, 2022, 225 pages

    Depuis la création de la Coalition avenir Québec, et plus encore depuis sa prise du pouvoir en octobre 2018, les commentateurs sont nombreux à tenter de cerner son positionnement idéologique précis, et sa place dans l’histoire longue de nos débats politiques. La tâche est plus difficile qu’elle n’en a l’air, car on a affaire à une formation politique plus pragmatique que dogmatique, qui se tient généralement loin des grands manifestes et des traités philosophiques. C’est là tout l’intérêt de La Couleur CAQ du député caquiste Mathieu Lévesque, qui a tenté de définir davantage l’identité de sa formation politique par écrit, quelques mois seulement avant l’élection du 3 octobre 2022.

  • Joséphine Marchand et Raul Dandurand. Amour, politique et féminisme

    Marie Lavigne et Michèle Stanton-Jean
    Joséphine Marchand et Raul Dandurand. Amour, politique et féminisme
    Montréal, Les édtions du Boréal, 2021, 390 pages

    Joséphine Marchand et Raoul Dandurand sont tous deux nés en 1861. Difficile de ne pas y voir un signe du destin. Ils se rencontrent pour la première fois en 1882. Raoul, éperdument amoureux, lui fait une cour assidue, pendant que Joséphine joue l’indépendante. Ils se marient enfin en 1886. Le témoin de Raoul est nul autre que Honoré Mercier. Quelques mois plus tard naît leur fille unique Gabrielle.

  • Thomas Laberge. En rupture avec l’État

    Thomas Laberge
    En rupture avec l’État
    Montréal, XYZ, 2021, 235 pages

    En rupture avec l’État semble être d’abord être une version remaniée du mémoire de maîtrise de Thomas Laberge, journaliste passé de Radio-Canada aux coops de l’information. Mais ce livre est beaucoup plus que cela. Dès les premières lignes, il est question de la déclaration de Jacques Parizeau du 30 octobre 1995 au sujet de l’argent et du vote ethnique. Puis, l’auteur mentionne que 1995 est aussi l’année d’une rencontre entre Michel Kelly-Gagnon, Pierre Desrochers, Martin Masse, Éric Duhaime et Pierre Lemieux. Lors de cette rencontre, il a été décidé de relancer le mouvement libertarien autour de l’IEDM et du webmagazine Le Québécois libre. Viendront plus tard le Réseau Liberté Québec en 2011, puis le Parti conservateur du Québec qui, après avoir végété de 2013 à 2021, prendra son envol avec l’arrivée à sa tête d’Éric Duhaime. Celui-ci « force les médias à s’intéresser à la formation politique » surtout dans le contexte de la pandémie qui augmente sa popularité. Mais ce n’est pas pour cette raison que Laberge s’intéresse aux libertariens. Non, ce qui l’intéresse, c’est le « rapport ambigu » qu’ils entretiendraient avec la question nationale.

  • Louis Cornellier. Une affaire de sens

    Louis Cornellier
    Une affaire de sens. Essais sur la littérature et la transcendance
    Montréal, Médiaspaul, 2022, 165 pages

    Louis Cornellier est un des seuls chroniqueurs au Québec qui écrit hebdomadairement sur les nouveaux essais, surtout ceux édités au Québec. La rareté de tels chroniqueurs en dit malheureusement long sur le Québec et sa vie intellectuelle. Du fait cette situation qui fait de Cornellier une perle rare, il va sans dire que les lecteurs d’essais lisent avec bonheur ses chroniques dans Le Devoir chaque samedi.

  • Un Canada français normalisé ? Le schisme identitaire

    Étienne-Alexandre Beauregard
    Le schisme identitaire. Guerre culturelle et imaginaire québécois
    Boréal, 2022, 282 pages

    Étudiant de premier cycle en philosophie et en science politique à l’Université Laval, qui a déjà derrière lui une solide expérience militante (impliqué d’abord au Parti québécois, il a rejoint la CAQ à l’occasion de la « grande recomposition » du 1er octobre 2018), Étienne-Alexandre Beauregard n’est pas inconnu de ceux qui se passionnent pour la vie des idées. Nous avons déjà pu le lire sur son blogue (www.eabeauregard.com) et dans plusieurs revues et journaux, dont L’Action nationale et le Journal de Montréal, où il se démarque par la grande qualité de ses analyses et le large éventail de ses lectures.

  • Noël Laflamme. Par qui nous nous anglicisons

    Noël Laflamme
    Par qui nous nous anglicisons
    Montréal, L’escargot bleu, 2021

    Dans ce petit livre, Noël Laflamme lance un cri d’alarme sur la qualité de la langue telle qu’elle est pratiquée dans un certain nombre de médias québécois, principalement Radio-Canada. Laflamme avance la thèse selon laquelle les élites médiatiques du Québec ont délaissé le rôle de « modèle communicationnel » qu’elles avaient longtemps assumé et qu’elles sont, de ce fait, à maints égards, responsables de l’anglicisation des Québécois. En fait, ces élites auraient cessé de prêcher par l’exemple et d’offrir une langue correcte assimilable par mimétisme. Pour l’auteur, la langue des médias québécois est truffée d’anglicismes de tous genres et son livre vise à en apporter la démonstration.

  • Michel Biron et François Dumont. André Major : entretiens

    Michel Biron et François Dumont
    André Major : entretiens
    Montréal, éditions du Boréal, collection Trajectoires, 2021, 256 pages

    Moins à l’avant-plan dans l’espace public aujourd’hui, André Major est une figure importante de la vie intellectuelle québécoise après la Révolution tranquille. L’homme a écrit, participé à des revues et animé des émissions radio, en plus de côtoyer régulièrement les intellectuels québécois de son temps. Dans une suite de trois entrevues réalisées avec Michel Biron et François Dumont, l’homme livre son témoignage sur son parcours et sur les diverses réflexions qui l’habitent. Le membre fondateur de Parti pris révèle ses inquiétudes relatives à l’avenir du Québec et de la culture radiophonique.

Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

Vous pouvez utilisez cet outil de recherche qui vous permettra — si vous cliquez sur « préciser la rechercher » — de ne chercher que dans L'Action nationale ou dans L'Action française.

Mémoires présentés récemment